Le premier groupe volailler en europe "doux", affiche , sur les vingt dernières années, des bénéfices colossaux. Et pour cause, plus de quatorze mille cinq cents collaborateurs abattent plus de deux millions et demi d'animaux chaques jours. Une sinistre danse qui se termine dans nos assiettes, avec des produits estampillés : "Pére dodu", "KFC", "Buffalo Grill", "Pizza Hut", "Mc donald's"... Mais les poulets ne sont pas les seuls à danser sur la tête...
Le groupe francophone est avide des largesses octroyées par l'Etat sous forme de restitution (subvention au exportation) ou d'aide financière sur les céréales à hauteur de 300 euros l'hectar. On n'imagine pas qu'elle sorte de danse le gouvernement partage avec nos fidèles entreprises. La fidélité, une qualité dont "Doux" sut nous prouver toute son acuité. Suite au retard en matiére de sauvagerie salariale ou autres fadaises qui freinent la concurrence de la volaille française, le pauvre "doux" n'a eu pour seule solution que de délocaliser. Il racheta, en 2000, le groupe brésillien Frangosul (au troisiéme rangs sur le marché de la volaille) et y déplacera une dizaine de sites entre 2000 et 2004. Venant ainsi brandire fiérement son poulet face à l'Asie et le Brésil, deux grandes pointures des combats de coq.
Pour finir, alors que nous sommes de grands exportateurs de poulet, l'Europe va ouvrir ses portes pour accueillir la volaille américaine. Cette derniére est élévée selon des critéres d'hygiéne rigoureusement moins strictes, mais pour palier à ces régles légitimes, les volailles sont abbatues puis aspergées pendant quinze secondes avec une solution à base de chlore. Jusque là jugé sans danger pour la santé par des scientifiques (garant d'une vérité infaillible), la commission européene du 28 mai à Bruxelle (qui pourtant gardait hermétique ce marché depuis onze ans), donna son feu vert pour une introduction massive de la volaille chlorée dans le marché européen, et ce malgré le refus de vingt Etats membres et des 27 ministres européens. Rien est joué, cependant, selon le Figaro (journal à prendre pour ce qu'il est), 300 000 tonnes de volaille sont prêtes à partir en destination de nos gamelles... J'en bave...
1 commentaire:
malheureusement exact ...
A un détail près : les poulets ne sont pas "gazés" avec une solution au Chlore, mais leur carcasse "rincée" (après abattage et plumaison) par la dite solution.
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